Bienvenue

ATTENTION! Ce blog contient des textes à tendances homosexuelles (yaoi). Pour les moins de 18 ans ou les âmes sensibles, s'abstenir! Ne venez pas dire que je n'ai pas prévenu...

Bienvenue dans mon petit monde. Les textes de ce site sont protégés par la SACEM et l'INPI (Soleau), ainsi que par le Creative Commons, et sont donc sous mon copyright. Je vous demanderais donc de n'utiliser mes textes qu'avec mon accord, sous peine de poursuites judiciaires. Non pas que je pense être un "écrivain d'exception" ou publier des "oeuvres" ici, mais j'aime tout simplement ce que j'écris et je pense que c'est un manque de respect total que de "voler" les idées des autres.

Tout devrait bien se passer pour ceux qui visitent sans arrière pensée. Bonne visite à tous.

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Profil

  • : Rhode
  • rhode
  • : Femme
  • : 01/01/1989
  • : Faceless' world

Les fics que je lis...

De la plus récente à la plus ancienne.

*Now you're gone* (Waisetsu)
*Mon rêve empoisonné* (Shanyah)
*Une prière pour lui* (Rikka)
*Le coquelicot* (Fidlansi)
*Blind me* (Mishu)
*Laisse-moi juste* (Fidlansi)
*Whatever we want* (Mishu)
*Par coeur* (Fidlansi)
*Invitation à la débauche* (Imuya)
*Le Demon* (Véiane)
*Protection* (Imuya)
*Je me souviens...* (Ambroisie)
*Androgyne* (Ley)
*Pour la vie* (Joy)
*Jeu d'enfants* (Electre)
*Hors famille* (Yue)
*Sous le reflet des vagues* (Yue)
*Jeux* (Perri)
*Une lettre à récuperer* (Ciciloutte)
*Les landes de la vengeance* (Perri)
*Souvenirs du passé* (Perri)
*Peu m'importe* (Ai-vân)
*Sans titre encore* (Nenette)
*Peur de toi* (Mai-lynn)
*Bodyguard* (Ciciloutte)
*Seduce me* (Itami-blog)
*Ton sang dans ma bouche* (Music67love)
*Les archives de la mort* (Toto)
*Moi, lui et...elle* (Ruuju)
*Y-Ren-Plaçable* (Tsukiyo)
*A jamais toi* (Mahea)
*A travers lui* (Pépii)
*Three Loves* (Ayou-ready)
*Au pair et plus si affinité* (Elie)
*Une famille en crise* (Mishu)
*Voleur* (Brindille)
*Mon jeune inconnu* (Mai-lynn)
*Bad Omen* (Galech)
*Pacte Charnel* (Yue)
*Toi ou ma foi* (Pépito)
*L'art mène à l'amour* (Wakusa)
*Sainte Décadence* (Galech)
*Le Souffle du Vent* (Pépii)
*Ma chose...* (Ayou-ready)
*Lovelace* (Bloodtenshi)
*Love is gone* (Ondine)
*Le lien paternel* (Historyshare)
*Mourir pour revivre* (Lutraah/Libertys)

Résumés & News

~ Résumés ~

Voila voila, j'ai vu que beaucoup le faisaient et c'est vrai que c'est pratique. Alors pour ceux qui ne savent pas quoi lire, vous pouvez voir la liste des résumés ici.
J'essairai de la mettre à jour régulièrement, quoi que pour l'instant il n'y a pas vraiment besoin.
Bonne lecture!


~ News ~

[27.06.2008] Prochain chapitre :
  Le prochain chapitre est pour The Game ;-) Disons demain.

[27.06.2008] Bug - Commentaires coupés : *CONFIRMATION*, se sont les petits smileys texte comme ">.<" ou "=^.^=" ou encore "><" qui font buger vos commentaires! Essayez de ne plus en laisser si vous voulez que je puisse lire vos commentaires en entier!

 
au moindre problème, pour me le signaler, ou si vous avez des questions,
Contactez-moi
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Mercredi 2 juillet 2008
Me revoila enfin. Bon, pas bien fière de ce chapitre qui en plus d'avoir été très long à écrire n'est pas réellement génial. Faudrait que je dorme un peu je crois, mais en ce moment c'est un véritable problème. J'y arrive tout simplement pas. Le prochain chapitre sera surement pour Tous sauf eux, je dis surement parce que je peux toujours me prendre un petit coup de speed et vous pondre la suite de The Game. Bref, sur ce, je vais faire une sieste, ou en tout cas essayer.

Kissoux all.



Chapitre 18


Comme à son habitude, il s’était garé entre les deux grands arbres de l’autre coté de la route, les yeux rivés sur la porte en face tout en sirotant un peu d’Oasis. Aucun signe de vie de la part de sa cible, non, mais puisque la voiture était gentiment garée devant la propriété, c’est que les propriétaires devaient encore se trouver à l’intérieur. La nuit venait tout juste de tomber, et il lança un regard las à sa montre avant d’attraper la poignée sous le siège coté passager, celle qui permettait de faire pivoter le dossier, pour se retrouver en position quasi couchée. Ses baskets trouvèrent, comme toujours, naturellement leur place sur la boite à gants, qui n’avait toujours servi qu’à ça, d’ailleurs. Ses deux yeux clairs se tournèrent une fois de plus vers la porte, et il se demanda ce que Justin et Anderson pouvaient bien être en train de faire à l’intérieur. Une petite idée trottait bien dans sa tête, mais il préférait ne pas y penser, au risque de finir trop rapidement excité et de se sentir mal pour le reste de la soirée. Soirée qu’il passerait bien sûr ici, à admirer une porte encore et encore. Ca finissait par le rendre complètement marteau. Heureusement qu’il n’avait pas la même chez lui, où il l’aurait défoncée depuis un moment à grands coups de pieds en lui hurlant que c’était bien fait pour sa gueule et qu’elle n’avait qu’à pas lui rappeler son boulot. Peut-être que l’écrivain ne sortirait pas, et qu’il allait encore passer une nuit dans la caisse à ne rien faire, ou a dessiner des grilles de morpion qu’il remplirait tout seul sur le pauvre magazine automobile qui trainait sur la banquette arrière. L’avantage quand on jouait seul au morpion, comme un n’importe quel autre jeu qui se joue habituellement à deux, c’était que les chances de perdre étaient plutôt faibles. Il pourrait donc encore et toujours se vanter à lui-même d’avoir gagné toutes les parties. Un mouvement le tira de sa rêverie et il se redressa d’un bond, admirant tranquillement l’homme qui venait de sortir et qui montait maintenant dans sa superbe Audi TT. Anderson venait d’allumer les phares et de démarrer, et Naël attendit patiemment que la voiture ait tourné à l’angle de la rue pour allumer les siens. Une filature ce soir, ça le tentait énormément. Mais il y avait plus amusant et plus simple pour savoir ou l’écrivain allait. Un sourire se dessina sur ses lèvres et il coupa le contact, faisant attention à ne pas claquer la portière trop fort quand il la referma. Sa voiture n’était pas ce que dans le métier on aurait pu appeler « une poubelle », mais presque. D’ailleurs, il comptait bien essayer de s’en payer une autre avec la coquette petite somme promise par son employeur du moment : une chieuse égocentrique prête à tout pour détruire son ex-petit ami, accessoirement ex-petit ami de son défunt frère. Histoire complexe, et d’ailleurs, il ne voulait pas s’en mêler. Il se contrefoutait de leurs histoires de cul, se contentant de remplir les objectifs pour obtenir la récompense. Son téléphone vibra bruyamment dans sa poche alors qu’il traversait discrètement la route, et il poussa un juron. Combien de fois avait-il été pris en pleine filature à cause de ça ? Combien de fois ce pauvre téléphone qu’il avait oublié d’éteindre avait failli lui couter la vie ? Son plus beau souvenir était surement la fois où il avait failli se faire mitrailler dans ce vieil entrepôt où quelques vieux mafieux avaient décidé de s’échanger de la drogue. Il en avait tiré une belle somme au final.

-          Allo ?

Nael s’était callé contre l’un des murs de la maison silencieuse, et il murmurait en espérant que Justin ne se rendrait pas compte de sa présence.

-          Non monsieur, je n’ai pas encore retrouvé votre homme. Bien sûr, je vous tiens au courant. Le chercher ce soir ? C’est que je suis en pleine filature. Oui oui, filature. Vous aurez l’adresse dans la semaine, c’est la condition pour récupérer ma récompense alors croyez bien que ce sera fait. Oui. Bien sûr. Bonne soirée.

Il raccrocha rapidement tout en se callant une cigarette entre les lèvres. Que ce type pouvait être chiant. Il cherchait un homme qui avait l’incroyable don de se faire tout petit et introuvable, et il demandait à ce que ça soit fait dans des délais plus qu’intenables. « Je suis en pleine filature ». Il avait surtout mieux à faire ce soir que de courir après l’homme invisible de ce client fauché. Il termina sa cigarette le plus rapidement possible et frappa à la porte après avoir tenté de l’ouvrir tout seul. Ca en choquait certains quand il le leur disait, mais nombreux étaient les gens à ne pas fermer leur porte à clé en soirée. La plupart du temps, ils la verrouillaient en allant se coucher, ce qui laissait la possibilité à un quelconque individu aux intentions pas très pacifiques de s’introduire chez eux pendant qu’ils regardaient le film, ou dormaient devant, au choix. Il entendit des pas, puis la clé tourner dans la serrure, et encore une fois il s’introduisit habilement à l’intérieur en esquivant le poing du rouquin.

-          T’as pas l’air content de me voir. Dire que j’ai abandonné la filature de ton chéri juste pour passer te voir.

-          Comme c’est gentil…comme ça me fait plaisir…

-          Tu caches bien ta joie.

Justin lui renvoya un sourire niais et retourna s’asseoir dans le salon, devant un film idiot qu’il ne prenait aucun plaisir à regarder mais auquel il pouvait faire semblant de s’intéresser, si ça lui permettait de se débarrasser de Nael. Le détective alla rapidement s’asseoir à côté de lui et passa son bras autour de ses épaules, souriant de toutes ses dents lorsqu’il se sentit vivement repoussé.

-          Je peux savoir ce que tu me veux ?!

Les deux yeux ambre du jeune homme se resserrèrent en deux fentes félines et il laissa sensuellement glisser sa main sur la cuisse du rouquin. Sa voix plus basse que jamais se glissa dans son oreille.

-          Je suis venu payer mon gage pour ma défaite de l’autre jour.

Il fut repoussé une nouvelle fois.

-          Ca aurait pu atten…

-          Tu préfères qu’on fasse ça sur le canapé, ou comme deux bêtes par terre, comme la dernière fois ?

Nael s’était approché une nouvelle fois et avait fait glisser ses lèvres dans le cou de son partenaire, qui cette fois n’avait plus la force de le repousser. Un simple soupir traversa les lèvres de Justin.

-          T’écoutes même pas quand je te parle…

-          Tu tiens à ce qu’on perde notre temps en sérénades… ?

-          Je préfèrerais oui…

-          Tu me fais quoi là, une scène de ménage ? On est pas mariés, on baise parce que tu as gagné ton dernier pari et que je te donne ta récompense.

Ses lèvres glissaient maintenant sur le creux d’une épaule nue et Justin se laissa allonger sur le canapé, caressant tendrement la chevelure de son compagnon.

-          Je peux échanger ma récompense contre une autre… ?

-          Non.

-          Pourquoi… ?

-          Parce que j’ai une envie de toi dévorante…

-          Une envie tout court.

-          Peut-être bien, mais on s’en fout…

Justin tentait tant bien que mal de penser à autre chose, et il parvint finalement à repousser Nael, se redressant par la même occasion pour lui faire comprendre qu’il ne se passerait rien.

-          Tu peux garder ton cul, Nael. J’en veux pas.

-          Tu as pourtant eu du mal à m’envoyer chier.

Il ne savait pas quoi répondre à ça, alors il engagea la conversation sur autre chose.

-          On pourrait parler ?

-          De quoi ?

-          J’en sais rien ! A part ton nom et accessoirement tes performances au pieu je connais rien de toi !

-          C’est aussi bien. Et puis il me semble que je ne te dois rien. Je t’ai juste sauté, je ne t’ai pas fait de serments.

Justin lui envoya un regard mi-énervé, mi-indifférent.

-          Tu n’étais pas obligé de dire ça comme ça.

-          Bon et quoi ? Tu voudrais que je te raconte quoi ? Tiens. Quand j’étais gosse, je vivais dans une famille de bourges, qui m’a déshérité et rayé de sa lignée il y a environ cinq ans pour la simple raison que j’ai voulu prendre ma vie en main, et qu’accessoirement j’étais homo. Je suis devenu détective après ça et même si j’aime ce boulot, mater la porte d’entrée de cette baraque à longueur de journée et de nuit me rend complètement malade. Ah oui, j’avais oublié, il à encore quelques semaines j’avais un frère, mais une connasse l’a fait indirectement assassiner, ou elle l’a suicidé, c’est le bon mot. Sinon, quand j’avais neuf ans, j’…

-          Ferme-là.

-          Ah, c’est bon ça te suffit ? Tant mieux, parce que je commençais à me faire chi…

Justin l’avait coupé dans son élan, se jetant sur ses lèvres avec fougue tout en arrachant à moitié sa chemise toute neuve. Nael attrapa ses mains et l’empêcha in-extremis de le faire.

-          Je voudrais pas avoir à me payer une chemise tous les jours, même si c’est pour tes beaux yeux.

Etrangement, le rouquin lui envoya un sourire avant de reprendre son baiser plus lentement, plus tendrement. Ses mains se firent elles aussi plus douce, et le blond se décida à passer les siennes dans le dos de son compagnon, lui offrant des caresses presque dignes d’un petit-ami. Justin se laissa soupirer encore une fois dans son oreille.

-          Et un lit, de la tendresse, ça te tente… ?

-          Tu comptes être tendre ?

-          Ouai…

-          C’est comme tu veux…

Nael sentit son amant se redresser et se lever, et il suivit le mouvement sans cesser de dévorer ses lèvres. Il ne savait pas trop ce que Justin avait pu manger, mais c’était sucré, doux…comme les espèces de bonbons roses que son frère adorait. Il se laissa bercer par le gout et le parfum de son compagnon, montant les marches avec difficultés alors que leurs langues ne voulaient plus se quitter. Justin poussa la porte de sa chambre et recula jusqu’à buter contre le lit et s’y avachir, entrainant Nael avec lui. La chaleur de ce corps contre le sien lui donnait une envie de le serrer le plus fort possible, même sans le déshabiller. Simplement le sentir, simplement câliner cette langue joueuse et taquine qui se faisait un plaisir d’agresser la sienne. Tout simplement être près de lui, pour quelques heures ou pour une nuit. Leurs lèvres se séparèrent et leurs regards plongèrent l’un dans l’autre, avant que Nael ne se décide à envoyer un sourire enjôleur à son partenaire.

-          Et un strip-tease, ça te tente ?

-          C’était pas marqué dans le contrat.

-          C’est le cadeau de bienvenue.

Le rouquin lui rendit son sourire en lui faisant un clin d’œil, bien décidé à profiter du spectacle. Il n’y avait que d’une chose dont il n’était pas certain : s’il lui sautait dessus en arrachant ce qui restait de ses fringues avant la fin, ou s’il patientait calmement en le laissant venir à lui. Sur ce coup là, la décision n’était pas des plus simples.

 

**********

 

Anderson s’était garé un peu à l’écart de la maison, bien décidé à ne pas alerter les parents de Loren avec le bruit du moteur. Il avait glissé une cigarette entre ses lèvres, observant la fenêtre de son amant, ainsi que le morceau de toit qui était dessous. Ca n’allait pas être difficile, et ce n’était pas très haut. Il lui suffirait de grimper un peu le long du morceau de grillage qui soutenait le rosier grimpant. A croire qu’il avait été planté là spécialement pour lui. Il jeta son mégot et l’écrasa machinalement contre le goudron, avant de sauter la barrière. Premier obstacle : écrasé en deux minutes. Si tout pouvait se passer aussi simplement, il en serait plutôt ravi. Il longea tranquillement le mur et commença à grimper, en espérant que ce soit assez solide. Le toit fut rapidement atteint et l’écrivain en profita pour souffler un peu, avant de frapper discrètement contre la fenêtre de la chambre.

Il vit Loren sursauter légèrement avant de se retourner et de lui ouvrir, lui sautant dessus et le serrant fortement entre ses bras par la même occasion.

-          Tu es venu…

-          Encore heureux. Fais ton sac, on se tire.

Il sentait bien l’hésitation de Loren. Le brunet avait maintenant une petite mine triste qui aurait pu faire fondre le petit morceau de cœur qui restait à l’écrivain. Dans un sens, le cadet avait voulu qu’il vienne le chercher, et dans l’autre, il avait peur : peur de quitter cette maison et les gens qu’il aimait, peur des représailles ensuite. Anderson passa calmement une main dans ses cheveux et l’entraina jusque sur le lit, où il le fit s’asseoir sur ses genoux. Il poussa un long soupir.

-          Bon, tu veux rester ici finalement ?

-          Non…mais si je pars, tu auras des problèmes.

-          Tu es majeur, tu es au courant ? C’est pas comme si je te kidnappais.

Le brunet lui envoya un petit sourire et se leva, attrapant quelques fringues au passage et les glissant dans un sac le plus discrètement possible. Anderson le regardait faire avec une certaine satisfaction. Cette nuit, ils fuguaient ensemble. L’envie d’allumer une cigarette le prit, comme à chaque fois qu’il sentait le stress monter, mais le faire dans cette chambre était surement une mauvaise idée. La voix murmurante de son amant le tira finalement de ses pensées, l’aidant à faire un peu le vide dans sa tête.

-          Comment tu as fait pour entrer… ?

-          Une vieille habitude, quand je sortais avec Kim.

Loren fit une nouvelle fois glisser un jean dans le sac.

-          Raconte-moi.

-          Ce n’est ni le lieu ni le moment, tu ne crois pas ?

Devant le petit air boudeur de son amant, il ne put s’empêcher de lâcher un léger grognement de mécontentement avant de reprendre. Si l’heure était aux révélations, alors c’était le moment.

-          Pendant une soirée d’anciens étudiants, un ami m’a présenté à une fille qui avait l’air plutôt sympa. Mais je ne serais pas allé plus loin avec elle pour autant, même si j’avais l’air de réellement lui plaire. Pourtant, quand j’ai vu le jeune homme qui l’accompagnait…une sale idée m’a traversé la tête. On m’a appris que Kim n’était pas le petit ami d’Adeline, mais son frère. Je ne savais rien de lui, alors j’ai utilisé un moyen détourné pour m’en approcher.

Loren s’arrêta un instant dans la préparation de son sac, son regard fouillant celui de son amant, avant de froncer violemment les sourcils. Avait-il compris ?

-          Me dis pas…que tu es sorti avec elle ?!

-          Si.

Le brunet frappa son front avec sa main et Anderson tenta de reprendre un peu plus vite, comme pour se justifier d’une énorme connerie qu’il avait faite.

-          Bref, ce n’est pas la question. Le fait est que Kim s’est très vite attaché à moi et, réciproquement, je me suis attaché à lui. Alors quand Adeline m’appelait en soirée pour me demander de la rejoindre, je me trouvais des excuses bidons, et c’était lui que je rejoignais, chez eux, en passant par la fenêtre de sa chambre.

Loren attrapait maintenant deux trois affaires sur son bureau et Anderson se demanda pendant un instant s’il l’avait écouté. Mais peu lui importait. Son histoire avec Kim était un très bon souvenir, mais plus il passait du temps avec le brunet, plus elle semblait s’éloigner. Ce qui comptait maintenant, c’était de sortir de là tous les deux.

-          Et ensuite ?

-          Pour la suite…ce n’est plus le moment.

Le cadet avait tenté de lui faire cracher un peu le morceau, mais il avait aussi senti que ce sujet était plutôt épineux, et qu’il faudrait l’éviter pour le moment. Il attrapa une clé USB et y enregistra quelques fichiers.

-          Ton ordinateur va te manquer ?

-          Pas vraiment, tout ce qui était important est là-dessus.

Il se secoua fièrement sa clé devant le regard mi-amusé, mi-interrogateur de son amant, et reprit la parole, sachant pertinemment que s’il ne le faisait pas, l’ainé allait se faire un plaisir de lui poser des centaines de questions jusqu’à ce qu’il avoue enfin.

-          En lisant tes romans, ça m’avait donné envie d’écrire. Voila, c’est pas grand-chose mais je l’emmène avec moi.

Le sourire d’Anderson s’élargit. Il aurait bien eu envie de lui demander quel genre de textes il écrivait, mais ce n’était surement pas le moment de débattre. L’ainé se leva enfin et attrapa une feuille dans l’imprimante, ainsi qu’un stylo qui trainait sur le bureau. Il sentit Loren se pencher pour regarder.

-          Tu leur laisses ton numéro de téléphone ?

-          Bien sûr, j’aimerais parler avec ton père.

-          Pour…pour quoi faire ?!

Un sourire sournois se dessina sur les lèvres de l’auteur, signe que le petit plan qu’il avait derrière la tête n’était sûrement pas très catholique. Et ça avait le don d’effrayer Loren. Il avait l’habitude de ses « petits jeux », d’un simple numéro de téléphone caché dans les pages d’un livre à, d’après ce qu’il avait compris en écoutant les quelques mots de Justin, des amusements bien plus dangereux que ça. Il le laissa pourtant faire, puis il attendit patiemment que son amant redescende pour lui envoyer son sac et descendre à son tour.

Quand ils eurent sauté le grillage et atteint la voiture, Loren lança un dernier regard à la maison et sentit sa gorge se nouer. Il abandonnait tout. Ses marques, ses repères, le peu d’amour qu’on lui avait toujours donné et qu’il pensait acquis, tout. Il sentit deux bras se resserrer autour de lui, une chaleur rassurante dans son dos, et des lèvres douces se poser dans son cou en signe d’encouragement. Il le fallait. De toute façon, il ne serait pas resté chez lui jusqu’à la fin de sa vie, il était temps de décoller, de prendre un peu son envol seul pour défendre ce sentiment qu’il commençait tout juste à comprendre et qu’on essayait de lui enlever, même si ça faisait mal. Il se libéra de l’étreinte de son petit-ami et l’embrassa tendrement avant de monter en voiture. Anderson se fit une joie de le rejoindre et de démarrer rapidement. Arrivé à bonne distance, il alluma les phares et se fondit dans le reste de la circulation. Quelques larmes roulèrent sur les joues du cadet, qui tentait tant bien que mal de les retenir, et l’écrivain savait que le mieux à faire était de ne pas en rajouter une couche. Il se contenta donc de caresser doucement sa cuisse lorsque sa main était libre, sans ouvrir la bouche. C’était quelque chose que Loren devait affronter seul. Quelque chose que chacun devait affronter un jour où l’autre. Et il savait que sur ce coup là il n’était d’aucune aide. L’écrivain laissa son regard se balader sur la route, mais ses pensées étaient ailleurs. L’obstacle des parents avait été franchi, pas totalement encore, mais pour le reste, c’était comme si c’était déjà fait. Il s’en chargerait personnellement. Il sentit deux lèvres légèrement humides, couvertes de larmes, se poser sur sa joue et ne put s’empêcher de sourire.

-          Merci…

Il se contenta de sourire un peu plus et de prendre une grande inspiration. Quelque part dans sa tête, une petite voix lui répétait encore et encore que tout ne resterait pas si beau.

 

« Au fond de moi, je savais que j’avais peur, même si je ne l’aurais avoué pour rien au monde.

Une peur dévorante, mais un espoir. On dit que les plus belles choses ont une fin…

Et un recommencement. »


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Humeur actuelle : Incroyablement heureuse, mais incroyablement claquée.
Musique actuelle : Forgiven - Disturbed
par Rhode publié dans : [Nouvelle] The game communauté : Love, Sex and Blood
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Dimanche 29 juin 2008
Bon bon bon, Over-blog a encore décidé de faire chier (mais pourquoi ça n'arrive qu'à moi? T_T). En effet, j'ai fait quelques modifications d'ordre orthographique (en gros, je corrige un peu les fautes qui me sautent trop aux yeux quand je relis quelques vieilles fics que j'ai postées sur ce blog), en veillant bien à décocher la case "envoyer une newsletter", mais apparement Over-blog comprend pas (le pauvre, il est un peu neuneu). Je m'excuse donc pour le dérangement -_-
par Rhode publié dans : Journal
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Samedi 28 juin 2008

Bon j’ai une grande nouvelle à vous annoncer ! Lecteurs, lectrices, Yue et moi sommes officiellement…bah heu…femme et femme…(-_- *les lecteurs : « mais qu’est-ce qu’elle est con cette pauvre Rhode… »). Enfin bref, nous allons nous marier sous peu, en remerciant tous Oré et Sult d’avoir accepté d’être nos témoins allez applaudissez-les bien fort bande de larves XD faut faire du sport dans la vie ça tien en forme. M’applaudir cinq fois par jour pendant trois minutes vous empêchera d’avoir des problèmes cardio-vasculaires plus tard.


*******

 

Bref, tout ça pour dire qu’on vit l’amour fou, même si les scènes de ménage ont déjà commencé XD Je t’aime ma petite femme, bientôt on va avoir un bébé (si si, c’est possible).

Allez voir sa petite déclaration c’est ICI ^^

Bisouxxx

par Rhode publié dans : Journal
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Samedi 28 juin 2008
Bon, je parlais tranquilement sur msn avec Emy, quand soudain me prend un petit coup de speed. Je me mets donc en mode dessin et commence à dessiner des conneries (oui, des conneries perverses pour pas changer, et tout à la souris, respect XD). Jusqu'au bout, j'ai espéré qu'elle ne les affiche pas sur son blog, en me disant qu'il fallait vraiment pas avoir honte pour le faire...et ben Emy c'est une warior qui a pas honte, parce que moi, j'ai la honte de ma vie XD

Maintenant que c'est fait, autant vous donner le lien, que tout le monde en profite (maintenant moi je vais creuser un trou dans mon parquet et m'y enterrer XD)

VOIR LE BLOG D'EMY ET LES DESSINS TOUS MOCHES A LA SOURIS XD
par Rhode publié dans : Journal
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Samedi 28 juin 2008
Cali, pour la newsletter, tu peux m'envoyer un message à Rhode@live.fr, et je tenterais de rentrer ton adresse mail. Nous verrons bien si ça marche.



Chapitre 17



Loren les regardait décharger la voiture avec un petit pincement au cœur, ses pensées tournées vers Anderson. Ce n’était pas la faute de ses parents s’ils ne pouvaient plus se voir. C’était sa propre faute, à lui qui avait peur de le leur avouer…et la faute de cette société d’apparences qui stéréotypait des êtres humains « parfaits » et « dans la norme ». Il baissa les yeux et sa mère l’embrassa sur la joue avec un grand sourire.

    -    Bah, ça va pas mon chéri ?
    -    M’appelle pas comme ça…
    -    Hein ?
    -    Ne m’appelle pas comme ça…

Il avait tourné les talons et remonta tristement dans sa chambre. Il ne se plaignait pas de ce petit surnom avant…mais là, ça lui faisait penser à Anderson. « Mon chéri ». Il s’allongea sur son lit et dégaina son portable, embrassant timidement l’écran sur lequel les mots « je t’aime » s’étaient affichés, et quelques larmes roulèrent sur ses joues. Il savait bien que ce n’était pas la fin de leur histoire, à tous les deux, mais il avait trop profité de ses bras pour réussir à s’en séparer si rapidement.


Il se laissa somnoler un moment, jusqu'à ce que sa mère lui crie de descendre manger. Il n’avait vraiment pas faim, mais il n’avait pas le choix. Il descendit doucement les marches pour se retrouver autour de la table, et pour une fois le silence pesant dans la pièce ne le dérangeait pas. C’était vrai, il préférait cette ambiance familiale ou chacun racontait sa vie, d’habitude, mais là, il avait la gorge trop nouée pour pouvoir parler. Il sentait que les deux adultes s’envoyaient des petits regards furtifs, et ce fut finalement son père qui reprit d’un air légèrement gêné.

    -    Tu pourrais nous dire ce qui ne va pas ? Ta mère s’inquiète.

Sa mère avait légèrement baissé la tête et Loren fit de même avant de rougir.

    -    Pas grand-chose je…j’ai un peu mal à la tête en ce moment, vous savez, ma maladie, et puis…
    -    Et puis… ?

Il joua quelques secondes avec sa fourchette, poussant un peu les aliments de gauche à droite dans son assiette, et ses joues s’empourprèrent un peu plus.

    -    Et puis je suis amoureux…

Sa mère avait ouvert la bouche en grand et son père avait les yeux prêts à tomber. Plus un seul bruit, plus un seul son. Loren se sentait con sur ce coup là. Il n’avait jamais fait de déclaration de ce genre, et il ne savait pas réellement comment on devait faire. Ses parents avaient-ils mal pris la chose ? La voix de sa mère le fit frissonner de peur un moment lorsqu’elle reprit.

    -    C’est…c’est…c’est…

Il se sentait réellement mal à l’aise, mal tout court. Elle paraissait choquée…et peut-être même hors d’elle. Lorsqu’il la vit ouvrir à nouveau la bouche, il rentra un peu plus la tête dans ses épaules. Un cri traversa la pièce maintenant plus silencieuse que jamais.

    -    C’EST MAGNIFIQUE !!!!!!

Loren redressa brusquement la tête avec une expression ébahie sur le visage. Magnifique ?! La mère n’était pas plutôt sensée dire « Oh non la vilaine qui me vole mon fils ! Je la haiiiiiiiiis ! » ? Il n’eut pas le temps d’en placer une que son père avait couru jusque dans la cave leur chercher une bouteille de champagne et leur avait servi une coupe à chacun. Il avait repris dans un sourire.

    -    Miracle ! Je te voyais déjà vieux garçon !

Loren se sentit mal. Etait-ce si anormal que ça d’avoir sa première expérience à dix-neuf ans ? Et puis qu’est-ce qu’il y pouvait s’il était timide ?

    -    Merveilleux ! Je vais bientôt devenir grand-mère !

Là, il se sentait encore plus mal. Il ne voulait pas briser le bonheur de sa mère, mais c’était l’occasion idéale…la seule, l’unique. Il devait la saisir.

    -    Attendez…je dois vous dire quelque chose…
    -    Dis mon chéri ! Ne te gène pas ! Rien ne pourrait dissiper ma bonne humeur ce soir !
    -    C’est vrai… ?
    -    Oui !

Le grand sourire de sa mère le rendait coupable. Il allait surement le lui faire perdre. Il rentra un peu la tête dans ses épaules tout en devenant rouge de honte et lança un regard désolé à son père. Il reprit dans un souffle.

    -    Un homme…

Sa mère fronça les sourcils et se mit à rire.

    -    J’ai eu peur sur le coup mais j’ai du mal comprendre ! Hein chéri ?
    -    Je crois que tu as bien compris m’man…c’est un homme…

Elle resta paralysée sur sa chaise et son père se laissa retomber sur la sienne, la salle à manger reprenant un silence lourd. L’homme en face de Loren descendit son verre de champagne d’une seule traite et reprit calmement.

    -    Loren, si c’est une blague elle n’est pas vraiment hilarante. Et si ce n’est pas une blague elle est même carrément inadmissible.
    -    Pas…pas une blague…

Il commençait à sangloter, sa gorge se nouait de plus en plus. Son père n’était pas violent mais il lui avait toujours fait peur, il avait toujours eu beaucoup d’autorité sur lui.

    -    Très bien. Tes permissions de sortie sont annulées, tu vas me donner ton téléphone portable, et ton accès à internet sera coupé dès ce soir.

Loren baissa la tête et une larme roula sur sa joue, suivie d’une autre, jusqu’à ce que son corps soit secoué de longs sanglots. Ils n’avaient pas le droit de lui faire ça, pas le droit ! Il tenta le tout pour le tout et se leva, les poings serrés, choquant sa mère au passage, sa voix blessée traversant la pièce.

    -    Tu n’as pas le droit ! J’ai dix-neuf ans !
    -    Tu vis chez moi !!!! Et tant que tu vivras ici tu te plieras à MES règles. « Je suis une pédale », non mais quoi encore ??? Je vais te remettre sur le bon chemin moi !

Son père avait hurlé et le brunet s’était rapidement assis, ses larmes roulant toujours sur ses joues. Son crane, son cœur, tout lui faisait mal à un point inimaginable. Ses parents, ceux qui avaient toujours été un soutien pour lui…ils le lâchaient…ils lui faisaient du mal.

    -    Chéri…c’est peut-être trop radic…
    -    Non ! Ce n’est pas radical ! Tu veux que ton fils finisse comment ? Comme une pute ??
    -    Ne dis pas des choses comme ça, c’est ton fils !

Loren en avait marre, il ne pouvait plus. Maintenant ils se disputaient, c’était la meilleure. Il se leva, sortit son téléphone de sa poche et le posa sur la table avant de tourner les talons sans toucher à son assiette. Sa voix traversa une nouvelle fois la pièce avant qu’il ne monte les marches, les laissant tous les deux.

    -    C’est bon…vous voulez m’enfermer…ok…mais de toute façon…lui et moi…c’est déjà fait…bonne nuit…
    -    Quoi déjà fait ???
    -    L’amour…vous aviez qu’à m’emmener en vacances avec vous, plutôt que de m’abandonner tout le temps…
    -    C’est un reproche ???
    -    Oui…

Il monta les marches sans un autre mot, et entendit son père et sa mère se disputer en bas. Son lit sembla être la chose la plus attirante du monde et il s’y laissa tomber en pleurant, complètement perdu. Il le savait pourtant, que ça n’allait pas être une partie de plaisir…mais il avait voulu essayer, pour Anderson, pour lui, pour leur « couple ». « Ton accès internet sera coupé dès ce soir ». Il sauta hors du lit et alluma son ordinateur avant de se connecter à msn. Alexandre n’était pas là, pas de chance. Il aurait pu lui demander de l’aider. Mais une autre idée lui avait traversé la tête par la même occasion. Anderson était écrivain…donc Anderson était célèbre…et si Anderson était célèbre…on devait pouvoir trouver une adresse mail ! Même si ce n’était que des adresses « rumeurs », peut-être que l’une d’entre elles fonctionnait vraiment. Il chercha les quelques adresses qui trainaient sur le web et leur envoya à toutes le même message.


« Je leur en ai parlé, ils ont pris mon tel, je ne peux même plus bouger de chez moi…je t’en supplie viens me chercher…je t’aime. »


Ca ressemblait beaucoup à un message désespéré, mais il l’était vraiment, en ce moment. Il pria pour que l’une de ces adresses soit réelle et retourna s’asseoir sur son lit, le visage entre les mains, en prenant soin de laisser son msn ouvert…avec l’espérance de recevoir une réponse.



**********



Naël alluma une cigarette et se laissa retomber sur le sofa. Immédiatement, on la lui arracha de la bouche et elle termina en vol plané dans le cendrier le plus proche. La voix rageuse d’Adeline fusa dans la pièce avec sa petite note rauque habituelle, signe qu’il allait devoir la caresser dans le sens du poil s’il voulait encore travailler avec elle. Il la regarda faire les cents pas en marmonnant des choses qu’il avait parfois du mal à comprendre. Heureusement qu’elle payait bien, sinon son contrat, ça faisait un moment qu’il le lui aurait balancé à la figure en clamant fièrement « j’abandonne, gardez la monnaie ».

    -    Tu l’as vu cette nuit ?

Naël sortit de son petit rêve éveillé et alluma machinalement une autre cigarette, oubliant complètement qu’elle venait de lui arracher la première.

    -    Non, je ne l’ai pas vu.
    -    Alors pourquoi tu as passé la nuit là-bas ?

Un sourire s’afficha sur les lèvres du jeune homme, faisant tomber la cendre de sa cancerette sur le parquet.

    -    J’ai baisé son protégé.

Adeline sembla parfaitement encaisser le coup et ce fut à son tour de sourire.

    -    Parfait, parfait. Tu pourrais peut-être en tirer quelque chose.
    -    Il ne fait pas partie de cette histoire. Il n’y a que ton cher Anderson et son chéri que je doive mêler à ça.

La jeune fille sembla se renfrogner et son regard prit une pointe d’autorité qui ne tarda pas à disparaitre.

    -    C’est moi qui te paye, je te rappelle.
    -    Et je te rappelle que je suis détective privé. Ni tueur en série, ni manipulateur, ni rien. Mon job la plupart du temps est, contre de l’argent, de retrouver des gens qui se planquent ou encore de surveiller du mari frivole. On ne m’a jamais demandé de pousser deux personnes au suicide, et encore moins de me faire passer pour un mort.

Elle attrapa une nouvelle fois la cigarette.

    -    En parlant de ce mort, je t’interdis de fumer. Il ne fumait pas, et si tu veux qu’ils continuent à croire que tu es vraiment Naël, tu n’as pas le droit au faux pas. N’oublies pas qu’il est sorti avec Anderson, même si ce ne fut qu’une courte semaine.
    -    Tu l’avais payé pour ça, et il en est mort. C’est les risques du métier.

Elle lui lança un petit regard dédaigneux.

    -    Alors ça ne te fait même pas un petit pincement au cœur ?
    -    Pourquoi, ça devrait ? Tu ne m’as pas dit avoir sauté de joie quand ton frère est mort ?
    -    Je croyais que vous étiez proches.

Naël se leva et tourna les talons avant de passer la porte.

    -    Alors tu croyais très mal…

Il monta rapidement dans sa « poubelle » et démarra, bien décidé à se changer les idées. Même s’il jouait les durs, Naël lui manquait. Juste après sa mort, on lui avait demandé de prendre son identité pour faire peur à un écrivain, et ça n’avait fait qu’augmenter sa douleur. Pour un peu de fric et terminer une mission, prendre l’identité d’un défunt. De son propre frère.



**********



Justin s’était laissé tomber sur le lit d’Anderson et avait plongé la tête dans les draps. Il sentait bon, cet enfoiré. Le rouquin avait la chambre pour lui tout seul, alors il profitait du lit spacieux. Un son étrange sur le pc le fit sursauter, jusqu’à ce qu’il se rende compte que ce n’était qu’un simple mail, qu’il n’osa pas ouvrir. Il entendit la clé tourner dans la serrure en bas et se jeta hors de la chambre en prenant bien soin de ne pas laisser de traces de son passage, et rejoignit rapidement la salle à manger. Il avait un peu faim, et puis il voulait jouer son curieux et voir ce qu’Anderson avait ramené. Quand il arriva au rez-de-chaussée, l’écrivain était en train de décharger deux gros sacs, contenant un nombre important de bouteilles d’alcools en tous genres.

    -    C’est quoi ça ?

Le regard ciel de son ainé se tourna vers lui et il répondit dans un sourire.

    -    Deux bouteilles de Whisky, deux de Malibu, deux de Gin, deux de…
    -    Je t’ai pas demandé l’inventaire, juste à quoi ça allait servir.
    -    Peut-être à rien, peut-être à mon nouveau jeu avec le père de Loren.
    -    Ah ah vous allez boire un coup ensemble ?
    -    En quelques sortes.
    -    Ceci explique que tu aies deux bouteilles de chaque. Au fait…ton ordi fait un bruit d’enfer. T’as du recevoir un mail ça s’est entendu dans toute la maison.

Le rouquin avait pris un petit air de reproche, et il sourit intérieurement en se disant qu’il était quand même gonflé de dire ça alors qu’il venait de passer ses deux dernières heures allongé sur le lit de l’écrivain. Anderson lui lança un petit sourire et laissa ses bouteilles en plan. Avec un peu de chance, c’était son éditrice qui repoussait sa deadline, ce qui aurait pu l’arranger du fait qu’il n’avait pas encore écrit ne serait-ce que la moitié de son nouveau bouquin. Il appuya sur une touche pour faire fuir son écran de veille et le nom affiché dans la case expéditeur lui fit froncer violement les sourcils. « ** Loren** ». Il ouvrit calmement le message en se demandant si ce n’était pas une simple coïncidence, un spam.


« Je leur en ai parlé, ils ont pris mon tel, je ne peux même plus bouger de chez moi…je t’en supplie viens me chercher…je t’aime. »


La première pensée qui lui traversa la tête fut un splendide « et merde », même s’il était plutôt heureux que Loren ait tenté. Il cliqua sur « répondre » et lui envoya un petit message pour lui dire qu’il viendrait le chercher dans la soirée, et cocha la case « envoyer un message d’alerte lorsque le destinataire aura reçu le message envoyé ». Il resta là devant le pc pendant une petite demi-heure, mais son accusé de réception ne semblait pas vouloir montrer le bout de son nez. De toute évidence, Loren n’avait pas pu lire sa réponse. Il poussa un long soupir mais ne paniqua pas. Même s’ils barricadaient son amant, ses parents n’allaient pas faire le pied de grue toute la nuit devant la maison, avec projecteurs et fusils de chasse.


Il redescendit et se mit devant la télé dans le salon, en espérant pouvoir se changer les idées tout en réfléchissant un peu à un plan d’attaque. Non, ça ne serait pas si difficile. Pas plus difficile que les nuits où il s’introduisait dans la chambre de Kim, par la fenêtre, pour que sa sœur ne se doute de rien. Justin s’assit à côté de lui et lui tendit une bière dont le goulot termina rapidement entre ses lèvres.

    -    Alors ?
    -    Hum ?
    -    Ce mail ?
    -    Je te prends ta voiture ce soir.
    -    Pourquoi est-ce que j’ai la mauvaise impression que je la reverrai pas entière… ?

Ils piquèrent un petit rire tous les deux et Anderson tapota l’épaule de son cadet en signe de réconfort. Mais non, il ne la casserait pas, sa voiture. Sauf si bien sûr le père de Loren lui avait réservé un accueil « fusil à plombs », mais il en doutait fortement. Son regard se riva à nouveau sur la télé et il le savait : il devait de toute façon attendre patiemment que la nuit tombe.


« C’était l’occasion rêvée, l’occasion de t’arracher à leurs bras,
Et de t’emprisonner dans les miens, à jamais.
Il fallait juste réussir ce coup là. »


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Humeur actuelle : Crevée/En état de stress
Musique actuelle : Highway Song - System of a down
par Rhode publié dans : [Nouvelle] The game communauté : Love, Sex and Blood
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