Kissoux all.
Chapitre 18
Comme à son habitude, il s’était garé entre les deux grands arbres de l’autre coté de la route, les yeux rivés sur la porte en face tout en sirotant un peu d’Oasis. Aucun signe de vie de la part de sa cible, non, mais puisque la voiture était gentiment garée devant la propriété, c’est que les propriétaires devaient encore se trouver à l’intérieur. La nuit venait tout juste de tomber, et il lança un regard las à sa montre avant d’attraper la poignée sous le siège coté passager, celle qui permettait de faire pivoter le dossier, pour se retrouver en position quasi couchée. Ses baskets trouvèrent, comme toujours, naturellement leur place sur la boite à gants, qui n’avait toujours servi qu’à ça, d’ailleurs. Ses deux yeux clairs se tournèrent une fois de plus vers la porte, et il se demanda ce que Justin et Anderson pouvaient bien être en train de faire à l’intérieur. Une petite idée trottait bien dans sa tête, mais il préférait ne pas y penser, au risque de finir trop rapidement excité et de se sentir mal pour le reste de la soirée. Soirée qu’il passerait bien sûr ici, à admirer une porte encore et encore. Ca finissait par le rendre complètement marteau. Heureusement qu’il n’avait pas la même chez lui, où il l’aurait défoncée depuis un moment à grands coups de pieds en lui hurlant que c’était bien fait pour sa gueule et qu’elle n’avait qu’à pas lui rappeler son boulot. Peut-être que l’écrivain ne sortirait pas, et qu’il allait encore passer une nuit dans la caisse à ne rien faire, ou a dessiner des grilles de morpion qu’il remplirait tout seul sur le pauvre magazine automobile qui trainait sur la banquette arrière. L’avantage quand on jouait seul au morpion, comme un n’importe quel autre jeu qui se joue habituellement à deux, c’était que les chances de perdre étaient plutôt faibles. Il pourrait donc encore et toujours se vanter à lui-même d’avoir gagné toutes les parties. Un mouvement le tira de sa rêverie et il se redressa d’un bond, admirant tranquillement l’homme qui venait de sortir et qui montait maintenant dans sa superbe Audi TT. Anderson venait d’allumer les phares et de démarrer, et Naël attendit patiemment que la voiture ait tourné à l’angle de la rue pour allumer les siens. Une filature ce soir, ça le tentait énormément. Mais il y avait plus amusant et plus simple pour savoir ou l’écrivain allait. Un sourire se dessina sur ses lèvres et il coupa le contact, faisant attention à ne pas claquer la portière trop fort quand il la referma. Sa voiture n’était pas ce que dans le métier on aurait pu appeler « une poubelle », mais presque. D’ailleurs, il comptait bien essayer de s’en payer une autre avec la coquette petite somme promise par son employeur du moment : une chieuse égocentrique prête à tout pour détruire son ex-petit ami, accessoirement ex-petit ami de son défunt frère. Histoire complexe, et d’ailleurs, il ne voulait pas s’en mêler. Il se contrefoutait de leurs histoires de cul, se contentant de remplir les objectifs pour obtenir la récompense. Son téléphone vibra bruyamment dans sa poche alors qu’il traversait discrètement la route, et il poussa un juron. Combien de fois avait-il été pris en pleine filature à cause de ça ? Combien de fois ce pauvre téléphone qu’il avait oublié d’éteindre avait failli lui couter la vie ? Son plus beau souvenir était surement la fois où il avait failli se faire mitrailler dans ce vieil entrepôt où quelques vieux mafieux avaient décidé de s’échanger de la drogue. Il en avait tiré une belle somme au final.
- Allo ?
Nael s’était callé contre l’un des murs de la maison silencieuse, et il murmurait en espérant que Justin ne se rendrait pas compte de sa présence.
- Non monsieur, je n’ai pas encore retrouvé votre homme. Bien sûr, je vous tiens au courant. Le chercher ce soir ? C’est que je suis en pleine filature. Oui oui, filature. Vous aurez l’adresse dans la semaine, c’est la condition pour récupérer ma récompense alors croyez bien que ce sera fait. Oui. Bien sûr. Bonne soirée.
Il raccrocha rapidement tout en se callant une cigarette entre les lèvres. Que ce type pouvait être chiant. Il cherchait un homme qui avait l’incroyable don de se faire tout petit et introuvable, et il demandait à ce que ça soit fait dans des délais plus qu’intenables. « Je suis en pleine filature ». Il avait surtout mieux à faire ce soir que de courir après l’homme invisible de ce client fauché. Il termina sa cigarette le plus rapidement possible et frappa à la porte après avoir tenté de l’ouvrir tout seul. Ca en choquait certains quand il le leur disait, mais nombreux étaient les gens à ne pas fermer leur porte à clé en soirée. La plupart du temps, ils la verrouillaient en allant se coucher, ce qui laissait la possibilité à un quelconque individu aux intentions pas très pacifiques de s’introduire chez eux pendant qu’ils regardaient le film, ou dormaient devant, au choix. Il entendit des pas, puis la clé tourner dans la serrure, et encore une fois il s’introduisit habilement à l’intérieur en esquivant le poing du rouquin.
- T’as pas l’air content de me voir. Dire que j’ai abandonné la filature de ton chéri juste pour passer te voir.
- Comme c’est gentil…comme ça me fait plaisir…
- Tu caches bien ta joie.
Justin lui renvoya un sourire niais et retourna s’asseoir dans le salon, devant un film idiot qu’il ne prenait aucun plaisir à regarder mais auquel il pouvait faire semblant de s’intéresser, si ça lui permettait de se débarrasser de Nael. Le détective alla rapidement s’asseoir à côté de lui et passa son bras autour de ses épaules, souriant de toutes ses dents lorsqu’il se sentit vivement repoussé.
- Je peux savoir ce que tu me veux ?!
Les deux yeux ambre du jeune homme se resserrèrent en deux fentes félines et il laissa sensuellement glisser sa main sur la cuisse du rouquin. Sa voix plus basse que jamais se glissa dans son oreille.
- Je suis venu payer mon gage pour ma défaite de l’autre jour.
Il fut repoussé une nouvelle fois.
- Ca aurait pu atten…
- Tu préfères qu’on fasse ça sur le canapé, ou comme deux bêtes par terre, comme la dernière fois ?
Nael s’était approché une nouvelle fois et avait fait glisser ses lèvres dans le cou de son partenaire, qui cette fois n’avait plus la force de le repousser. Un simple soupir traversa les lèvres de Justin.
- T’écoutes même pas quand je te parle…
- Tu tiens à ce qu’on perde notre temps en sérénades… ?
- Je préfèrerais oui…
- Tu me fais quoi là, une scène de ménage ? On est pas mariés, on baise parce que tu as gagné ton dernier pari et que je te donne ta récompense.
Ses lèvres glissaient maintenant sur le creux d’une épaule nue et Justin se laissa allonger sur le canapé, caressant tendrement la chevelure de son compagnon.
- Je peux échanger ma récompense contre une autre… ?
- Non.
- Pourquoi… ?
- Parce que j’ai une envie de toi dévorante…
- Une envie tout court.
- Peut-être bien, mais on s’en fout…
Justin tentait tant bien que mal de penser à autre chose, et il parvint finalement à repousser Nael, se redressant par la même occasion pour lui faire comprendre qu’il ne se passerait rien.
- Tu peux garder ton cul, Nael. J’en veux pas.
- Tu as pourtant eu du mal à m’envoyer chier.
Il ne savait pas quoi répondre à ça, alors il engagea la conversation sur autre chose.
- On pourrait parler ?
- De quoi ?
- J’en sais rien ! A part ton nom et accessoirement tes performances au pieu je connais rien de toi !
- C’est aussi bien. Et puis il me semble que je ne te dois rien. Je t’ai juste sauté, je ne t’ai pas fait de serments.
Justin lui envoya un regard mi-énervé, mi-indifférent.
- Tu n’étais pas obligé de dire ça comme ça.
- Bon et quoi ? Tu voudrais que je te raconte quoi ? Tiens. Quand j’étais gosse, je vivais dans une famille de bourges, qui m’a déshérité et rayé de sa lignée il y a environ cinq ans pour la simple raison que j’ai voulu prendre ma vie en main, et qu’accessoirement j’étais homo. Je suis devenu détective après ça et même si j’aime ce boulot, mater la porte d’entrée de cette baraque à longueur de journée et de nuit me rend complètement malade. Ah oui, j’avais oublié, il à encore quelques semaines j’avais un frère, mais une connasse l’a fait indirectement assassiner, ou elle l’a suicidé, c’est le bon mot. Sinon, quand j’avais neuf ans, j’…
- Ferme-là.
- Ah, c’est bon ça te suffit ? Tant mieux, parce que je commençais à me faire chi…
Justin l’avait coupé dans son élan, se jetant sur ses lèvres avec fougue tout en arrachant à moitié sa chemise toute neuve. Nael attrapa ses mains et l’empêcha in-extremis de le faire.
- Je voudrais pas avoir à me payer une chemise tous les jours, même si c’est pour tes beaux yeux.
Etrangement, le rouquin lui envoya un sourire avant de reprendre son baiser plus lentement, plus tendrement. Ses mains se firent elles aussi plus douce, et le blond se décida à passer les siennes dans le dos de son compagnon, lui offrant des caresses presque dignes d’un petit-ami. Justin se laissa soupirer encore une fois dans son oreille.
- Et un lit, de la tendresse, ça te tente… ?
- Tu comptes être tendre ?
- Ouai…
- C’est comme tu veux…
Nael sentit son amant se redresser et se lever, et il suivit le mouvement sans cesser de dévorer ses lèvres. Il ne savait pas trop ce que Justin avait pu manger, mais c’était sucré, doux…comme les espèces de bonbons roses que son frère adorait. Il se laissa bercer par le gout et le parfum de son compagnon, montant les marches avec difficultés alors que leurs langues ne voulaient plus se quitter. Justin poussa la porte de sa chambre et recula jusqu’à buter contre le lit et s’y avachir, entrainant Nael avec lui. La chaleur de ce corps contre le sien lui donnait une envie de le serrer le plus fort possible, même sans le déshabiller. Simplement le sentir, simplement câliner cette langue joueuse et taquine qui se faisait un plaisir d’agresser la sienne. Tout simplement être près de lui, pour quelques heures ou pour une nuit. Leurs lèvres se séparèrent et leurs regards plongèrent l’un dans l’autre, avant que Nael ne se décide à envoyer un sourire enjôleur à son partenaire.
- Et un strip-tease, ça te tente ?
- C’était pas marqué dans le contrat.
- C’est le cadeau de bienvenue.
Le rouquin lui rendit son sourire en lui faisant un clin d’œil, bien décidé à profiter du spectacle. Il n’y avait que d’une chose dont il n’était pas certain : s’il lui sautait dessus en arrachant ce qui restait de ses fringues avant la fin, ou s’il patientait calmement en le laissant venir à lui. Sur ce coup là, la décision n’était pas des plus simples.
**********
Anderson s’était garé un peu à l’écart de la maison, bien décidé à ne pas alerter les parents de Loren avec le bruit du moteur. Il avait glissé une cigarette entre ses lèvres, observant la fenêtre de son amant, ainsi que le morceau de toit qui était dessous. Ca n’allait pas être difficile, et ce n’était pas très haut. Il lui suffirait de grimper un peu le long du morceau de grillage qui soutenait le rosier grimpant. A croire qu’il avait été planté là spécialement pour lui. Il jeta son mégot et l’écrasa machinalement contre le goudron, avant de sauter la barrière. Premier obstacle : écrasé en deux minutes. Si tout pouvait se passer aussi simplement, il en serait plutôt ravi. Il longea tranquillement le mur et commença à grimper, en espérant que ce soit assez solide. Le toit fut rapidement atteint et l’écrivain en profita pour souffler un peu, avant de frapper discrètement contre la fenêtre de la chambre.
Il vit Loren sursauter légèrement avant de se retourner et de lui ouvrir, lui sautant dessus et le serrant fortement entre ses bras par la même occasion.
- Tu es venu…
- Encore heureux. Fais ton sac, on se tire.
Il sentait bien l’hésitation de Loren. Le brunet avait maintenant une petite mine triste qui aurait pu faire fondre le petit morceau de cœur qui restait à l’écrivain. Dans un sens, le cadet avait voulu qu’il vienne le chercher, et dans l’autre, il avait peur : peur de quitter cette maison et les gens qu’il aimait, peur des représailles ensuite. Anderson passa calmement une main dans ses cheveux et l’entraina jusque sur le lit, où il le fit s’asseoir sur ses genoux. Il poussa un long soupir.
- Bon, tu veux rester ici finalement ?
- Non…mais si je pars, tu auras des problèmes.
- Tu es majeur, tu es au courant ? C’est pas comme si je te kidnappais.
Le brunet lui envoya un petit sourire et se leva, attrapant quelques fringues au passage et les glissant dans un sac le plus discrètement possible. Anderson le regardait faire avec une certaine satisfaction. Cette nuit, ils fuguaient ensemble. L’envie d’allumer une cigarette le prit, comme à chaque fois qu’il sentait le stress monter, mais le faire dans cette chambre était surement une mauvaise idée. La voix murmurante de son amant le tira finalement de ses pensées, l’aidant à faire un peu le vide dans sa tête.
- Comment tu as fait pour entrer… ?
- Une vieille habitude, quand je sortais avec Kim.
Loren fit une nouvelle fois glisser un jean dans le sac.
- Raconte-moi.
- Ce n’est ni le lieu ni le moment, tu ne crois pas ?
Devant le petit air boudeur de son amant, il ne put s’empêcher de lâcher un léger grognement de mécontentement avant de reprendre. Si l’heure était aux révélations, alors c’était le moment.
- Pendant une soirée d’anciens étudiants, un ami m’a présenté à une fille qui avait l’air plutôt sympa. Mais je ne serais pas allé plus loin avec elle pour autant, même si j’avais l’air de réellement lui plaire. Pourtant, quand j’ai vu le jeune homme qui l’accompagnait…une sale idée m’a traversé la tête. On m’a appris que Kim n’était pas le petit ami d’Adeline, mais son frère. Je ne savais rien de lui, alors j’ai utilisé un moyen détourné pour m’en approcher.
Loren s’arrêta un instant dans la préparation de son sac, son regard fouillant celui de son amant, avant de froncer violemment les sourcils. Avait-il compris ?
- Me dis pas…que tu es sorti avec elle ?!
- Si.
Le brunet frappa son front avec sa main et Anderson tenta de reprendre un peu plus vite, comme pour se justifier d’une énorme connerie qu’il avait faite.
- Bref, ce n’est pas la question. Le fait est que Kim s’est très vite attaché à moi et, réciproquement, je me suis attaché à lui. Alors quand Adeline m’appelait en soirée pour me demander de la rejoindre, je me trouvais des excuses bidons, et c’était lui que je rejoignais, chez eux, en passant par la fenêtre de sa chambre.
Loren attrapait maintenant deux trois affaires sur son bureau et Anderson se demanda pendant un instant s’il l’avait écouté. Mais peu lui importait. Son histoire avec Kim était un très bon souvenir, mais plus il passait du temps avec le brunet, plus elle semblait s’éloigner. Ce qui comptait maintenant, c’était de sortir de là tous les deux.
- Et ensuite ?
- Pour la suite…ce n’est plus le moment.
Le cadet avait tenté de lui faire cracher un peu le morceau, mais il avait aussi senti que ce sujet était plutôt épineux, et qu’il faudrait l’éviter pour le moment. Il attrapa une clé USB et y enregistra quelques fichiers.
- Ton ordinateur va te manquer ?
- Pas vraiment, tout ce qui était important est là-dessus.
Il se secoua fièrement sa clé devant le regard mi-amusé, mi-interrogateur de son amant, et reprit la parole, sachant pertinemment que s’il ne le faisait pas, l’ainé allait se faire un plaisir de lui poser des centaines de questions jusqu’à ce qu’il avoue enfin.
- En lisant tes romans, ça m’avait donné envie d’écrire. Voila, c’est pas grand-chose mais je l’emmène avec moi.
Le sourire d’Anderson s’élargit. Il aurait bien eu envie de lui demander quel genre de textes il écrivait, mais ce n’était surement pas le moment de débattre. L’ainé se leva enfin et attrapa une feuille dans l’imprimante, ainsi qu’un stylo qui trainait sur le bureau. Il sentit Loren se pencher pour regarder.
- Tu leur laisses ton numéro de téléphone ?
- Bien sûr, j’aimerais parler avec ton père.
- Pour…pour quoi faire ?!
Un sourire sournois se dessina sur les lèvres de l’auteur, signe que le petit plan qu’il avait derrière la tête n’était sûrement pas très catholique. Et ça avait le don d’effrayer Loren. Il avait l’habitude de ses « petits jeux », d’un simple numéro de téléphone caché dans les pages d’un livre à, d’après ce qu’il avait compris en écoutant les quelques mots de Justin, des amusements bien plus dangereux que ça. Il le laissa pourtant faire, puis il attendit patiemment que son amant redescende pour lui envoyer son sac et descendre à son tour.
Quand ils eurent sauté le grillage et atteint la voiture, Loren lança un dernier regard à la maison et sentit sa gorge se nouer. Il abandonnait tout. Ses marques, ses repères, le peu d’amour qu’on lui avait toujours donné et qu’il pensait acquis, tout. Il sentit deux bras se resserrer autour de lui, une chaleur rassurante dans son dos, et des lèvres douces se poser dans son cou en signe d’encouragement. Il le fallait. De toute façon, il ne serait pas resté chez lui jusqu’à la fin de sa vie, il était temps de décoller, de prendre un peu son envol seul pour défendre ce sentiment qu’il commençait tout juste à comprendre et qu’on essayait de lui enlever, même si ça faisait mal. Il se libéra de l’étreinte de son petit-ami et l’embrassa tendrement avant de monter en voiture. Anderson se fit une joie de le rejoindre et de démarrer rapidement. Arrivé à bonne distance, il alluma les phares et se fondit dans le reste de la circulation. Quelques larmes roulèrent sur les joues du cadet, qui tentait tant bien que mal de les retenir, et l’écrivain savait que le mieux à faire était de ne pas en rajouter une couche. Il se contenta donc de caresser doucement sa cuisse lorsque sa main était libre, sans ouvrir la bouche. C’était quelque chose que Loren devait affronter seul. Quelque chose que chacun devait affronter un jour où l’autre. Et il savait que sur ce coup là il n’était d’aucune aide. L’écrivain laissa son regard se balader sur la route, mais ses pensées étaient ailleurs. L’obstacle des parents avait été franchi, pas totalement encore, mais pour le reste, c’était comme si c’était déjà fait. Il s’en chargerait personnellement. Il sentit deux lèvres légèrement humides, couvertes de larmes, se poser sur sa joue et ne put s’empêcher de sourire.
- Merci…
Il se contenta de sourire un peu plus et de prendre une grande inspiration. Quelque part dans sa tête, une petite voix lui répétait encore et encore que tout ne resterait pas si beau.
« Au fond de moi, je savais que j’avais peur, même si je ne l’aurais avoué pour rien au monde.
Une peur dévorante, mais un espoir. On dit que les plus belles choses ont une fin…
Et un recommencement. »
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Humeur actuelle : Incroyablement heureuse, mais incroyablement claquée.
Musique actuelle : Forgiven - Disturbed
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